Visite du musée Somme 1916 à Albert et du circuit du souvenir

par Marianne Finaltéri

Le 25 novembre 2010, les classes de 3e4 et de 3e5, ainsi qu’un élève de l’ULIS, se sont rendus au musée Somme 1916 à Albert. Sur les traces des Poilus de la Grande Guerre, ils ont d’abord visité le musée et répondu au questionnaire sur les vitrines représentant des scènes de tranchées et sur les objets exposés. Ils ont ensuite pu observer de près quelques armes des Poilus (fusil, obus à schrapnel, baïonnettes, pelles de tranchées), toucher des éclats d’obus et porter un petit obus dans les mains et même s’habiller en Tommy (soldat anglais). Ils sont ensuite partis visiter trois sites dans le "circuit du souvenir" : le cratère de mine de La Boisselle, le mémorial aux soldats disparus de Thiepval et les tranchées de Beaumont-Hamel. Voici le résultat de leur travail dans le musée.

Le musée :

Le souterrain date du XIIIème siècle. Il a été réaménagé en 1938 en abri anti-aérien, pour protégé les habitants en cas de bombardement (car une usine d’aviation se tenait non loin).

Le musée s’appelle « Somme 1916 » à cause de la bataille de la Somme qui a eu lieu en 1916.

entrée du musée

Les tranchées :

tranchée allemande

Une tranchée fait entre 2m50 et 3m de profondeur. Des sacs de terre renforcent murs et parapets. Le sol est couvert de planches de bois, de boue et d’eau.

Le mortier de tranchée français s’appelle le Crapouillot.

mortier français Crapouillot

Alexandre (ULIS), Clothilde, Marie et Camille (3e4)

Les armes et les uniformes :

Les armes utilisées durant la bataille de la Somme :
- françaises : fusils Lebel et Berthier, mitrailleuses Hotchkiss et Chauchat
- britanniques : fusils Lee-Enfield et Lee-Metford, mitrailleuses Vickers
- allemandes : fusil Mauser, mitrailleuse Maxim

fusils britanniques et allemands
mitrailleuse Vickers
mitrailleuse Chauchat
mitrailleuse Mauser

En plus du fusil, de la mitrailleuse et du mortier de tranchée, le soldat pouvait utiliser des armes blanches : des baïonnettes, des couteaux, des pelles.

baïonnettes

Un obus à schrapnel est un obus contenant des billes de plomb.

obus àschrapnel

L’uniforme français a radicalement évolué car il est passé de rouge à bleu et avec un casque d’acier.
Le soldat britannique est surnomme le Tommy.

Maxence et Robin (3e5)

Les casques ont évolue : le casque allemand en 1916, le casque britannique à la fin de 1915 et le casque français en 1915.

képis français
casques français

Le barda du soldat est l’ensemble des objets que le soldat emporte avec lui et qui sont nécessaires pour vivre.

barda

Les premiers chars sont apparus le 15 septembre 1916 à Flers et à Courcelette.

char

Gaëlle, Anna, Charlotte, Solène, Amélie et Chloé (3e4) et Aymen (3e5)

L’artisanat de tranchée, les soldats au repos :

L’artisanat de tranchée, ce sont des objets construits à partir d’objets trouvés sur place dont les bagues d’obus.

artisanat de tranchée
artisanat de tranchée
artisanat de tranchée
piquets tire-bouchons

Les piquets tire-bouchons servaient à soutenir les enchevêtrements de barbelés dans le no man’s land.

Lorsque les soldats sont au repos, ils fument, ils boivent, jouent, lisent le journal et dorment.

soldats allemands au repos

Adrien, Sullyvan, Steve, Kevin P, Kevin C, Thomas, Farid et Jordan.

Les moyens de communication :

Les moyens de communication utilisés par les soldats dans les tranchées sont :
- le réseau téléphonique

poste de télécommunication


- les pigeons voyageurs
- les appareils à signaux optiques

L’assaut du 1er juillet 1916 :

capitaine Nevill

Le 1er juillet 1916, près de Montauban, le capitaine Nevill a motivé ses hommes pour monter à l’assaut des lignes allemandes en improvisant un match de football jusqu’à la ligne allemande. Il promet que ceux qui auront mis en premier le ballon dans les tranchées allemandes auront une récompense.

sentinelle

Les sentinelles sont équipées d’une plaque de protection sur leur casque, d’une plaque de blindage (plastron) et d’un masque à gaz. Leur lourde protection peut se comparer à celle d’un chevalier du Moyen Age.

La bataille de la Somme est une bataille internationale. Dans la scène reconstituée, il y a un soldat canadien, un soldat australien et un soldat indien.

soldats des colonies britanniques

Les bombes de mortier anglais étaient surnommées « flying pigs » (cochon volant) ou « Toffee Appe » (pomme au caramel).

Toffee Apples

Thibaut, Charles, Ken et Émilie (3e4), Michel et Oussama (3e5)

Les tranchées sont construites de manière rudimentaire et accueillaient souvent des rats.
Pour regarder hors de la tranchée, le soldat britannique utilise un périscope.

rats

Romy (3e5), Dylan, Alexandre, Julien, Sébastien, Christophe (3e4)

Les victimes :

La bataille de la Somme va faire de nombreuses victimes. Au soir du 1er juillet 1916, on dénombre 20 000 tués et 58 000 blessés.
Les soldats blessés sont soignés dans des conditions d’hygiène déplorables. Les soldats dont la blessure étaient trop infectée subissaient une amputation.

poste de secours

Les armes nouvelles : gaz, mitrailleuses, mines :

La guerre des mines consistaient à creuser un tunnel sous les tranchées ennemies pour les faire exploser. Le plus grand cratère suite à l’explosion d’une charge d’explosif est à 3 km d’Albert à La Boisselle.

cratère de mine de La Boisselle

Juliette, Lisa, Fatima, Yannica, Élise (3e5)

Les gaz ont été utilisés pour la première fois par les Allemands, le 22 avril 1915 à Ypres.
La cagoule anti-gaz britannique est en tissus, couverte d’un produit imperméabilisant, munie de deux hublots et d’une languette qui sert de filtre.
Les trois moyens servant d’alerte contre les gaz sont la sirène, la crécelle et la cloche d’alerte fabriquée dans une douille d’obus.

masque àgaz
crécelle, sirène et cloche d’alerte

Les Poilus portaient parfois un gant et une épaulière en cottes de maille pour manier une mitrailleuse. Cela sert à se protéger de la mitrailleuse qui devient chaude quand on s’en sert.
La mitrailleuse française est une Hotchkiss.

Vanessa, Marine, Benjamin, Rebecca, Raphaël, Quentin (3e4)

Une troupe d’élite française a participé à l’offensive de la bataille de la Somme : c’est le bataillon des chasseurs alpins.

chasseurs alpins

Juliette, Lisa, Fatima, Yannica, Élise (3e5)

Les élèves ont pu découvrir le mémorial aux soldats disparus de Thiepval :

mémorial de Thiepval

Puis les tranchées de Beaumont-Hamel :

tranchée du mémorial de Beaumont-Hamel

Voir en ligne : site du musée Somme 1916 à Albert

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