À partir de la projection d’extraits du film de...

(actualisé le ) par Joël Auxenfans

À partir de la projection d’extraits du film de jim jarmush « stranger than paradise » (prix de la caméra d’or au festival de cannes 1984),voici des sujets inventés par chaque classe par les élèves collectivement :

4°2 : Intégrer un objet dans un décor et formuler un manque et une impression de vide.

4°3 : Faire un dessin dans lequel on introduit un détail qui s’oppose à tout le décor.

5°3 : Montrer sur une feuille A4 un changement qui s’opère du noir et blanc à la couleur.

4°5 : Montrer comment des liens peuvent se créer.

4°4 : Premier plan / deuxième plan ;

5°5 : Peindre deux « différences » et créer entre elles des échanges, des passages.

5°2 : Prélevez dans le film un objet, un lieu, ou un moment, et exprimez le sens de cet élément pour vous par l’image et/ou le texte.

5°4 : au choix,
a) L’ancien et le nouvel étranger.
b) De la ressemblance dans la différence.

Ces sujets, formulés par les élèves, parfois par une trouvaille individuelle adoptée par la classe, parfois par un échange collectif qui ajuste progressivement l’énoncé, sont remarquables.

De la cinquième à la quatrième, ces sujets témoignent d’une sorte de maturité ambiante, qui, cachée en général sous des enfantillages quotidiens de préadolescents ou d’enfants, ne demande qu’à se manifester, à condition d’être provoquée par une situation de cours qui permette ce dévoilement.

La principale qualité de ces sujets est d’être porteurs d’universel, parce qu’ils autorisent l’expression diversifiée de chacun au sein d’un même thème. Ce travail auquel se consacre habituellement le professeur, est encore plus important s’il est pratiqué par le collectif des élèves lui-même.
Car l’objectif est bien d’apprendre à ces futurs citoyens à s’emparer des questions qu’ils veulent se poser eux, et non sans cesse ultérieurement donner les réponses attendues aux questions que leur ordonneraient des personnes extérieures, dominantes, abusant du pouvoir d’imposer les questions à l’ordre du jour.

L’autre qualité de ces sujets est de coller parfaitement au film de Jim Jarmush,à sa liberté, mais aussi de soulever de vraies problématiques intelligentes, suscitant la réflexion, posant des enjeux à la fois philosophiques et visuels.

On retrouvera ainsi confusément par les images présentées ci-dessous, les sujets conçus par les élèves de chaque classe. Toutefois, rien ici de rigide ou de clôturé, plutôt des échos entre les choses, des suggestions qui s’éveillent à elles-mêmes, à moitié inconscientes, à moitié porteuses d’une lucidité juvénile pleine de justesse.